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mardi 7 avril 2015

les pions, l'âme des échecs

Le grand joueur français du XVIIIème siècle François-André Danican Philidor a été le meilleur joueur de son époque.
Il a été le premier à prendre en compte le pion et les structures de pions dans l'analyse scientifique du jeu ce qui tranche considérablement avec les conceptions antérieures qui reposaient sur l'intuition et l'imagination. C'est lui qui disait volontiers que les pions étaient l'âme des échecs.

Diderot et le café de la Régence


Denis Diderot

L'essor des cafés au siècle des Lumières est lié à la naissance d'une opinion publique et d'un espace public. Si au XVIIe siècle, c'est plutôt dans les salons que l'on discute littérature et philosophie, les cafés de Paris prendront le relais au temps des Lumières. C'est là que mitonnent, puis bouillonnent les idées des philosophes.
Chaque café a sa clientèle. Elle est toujours plus distinguée que celle des cabarets plus populaires où l'on ne vient pas pour les idées mais pour se rafraîchir le gosier. Et pour s'encanailler. Tandis qu'au café, on trouve des journaux, des amis pour commenter les informations ou jouer une partie d'échecs. Ainsi, le café de la Régence place du Palais-Royal est un café célèbre qui accueille les plus grands joueurs d'échecs.
C'est au café de la Régence, que Diderot rencontre le héros de sa "Satire seconde", le célèbre Neveu. Diderot est un familier du lieu qu'il fréquente en même temps que Marmontel et Jean-Jacques Rousseau. Diderot nous indique que ce café créé en  1718 est tenu jusqu'en 1745 par un certain Rey.
"Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit toujours seul, rêvant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-même de politique, d'amour, de goût ou de philosophie. J'abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit, dans l'allée de Foy, nos jeunes dissolus marcher sur les pas d'une courtisane à l'air éventé, au visage riant, à l'œil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s'attachant à aucune. Mes pensées ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, je me réfugie au café de la Régence ; là je m'amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l'endroit du monde, et le café de la régence est l'endroit de paris où l'on joue le mieux à ce jeu. C'est chez Rey que font assaut Légal le profond, Philidor le subtil, le solide Mayot (...).
Un après-dîner j'étais là regardant beaucoup, parlant peu et écoutant le moins que je pouvais, lorsque je fus abordé par un des plus bizarres personnages de ce pays (...). "
source Paris Bistrot.com

mardi 31 mars 2015

l'écriture échiquéenne

L'écriture échiquéenne  plus connue sous le nom de notation algébrique est un système de description des coups joués aux échecs qui a été présenté la première fois en 1737 par Philippe Stamma dans un Essai sur le jeu des échecs, et repris dans son livre Le Noble Jeu de Échecs. Mais ces œuvres sont restées plus ou moins dans l'ombre suite à sa défaite face à Philidor, dont le célèbre manuel L'Analyse du Jeu des Échecs, utilisait une forme littérale. La notation algébrique a donc mis longtemps avant de s'imposer (notamment dans les pays anglophones, où la notation descriptive est restée dominante jusque dans les années 1970), pour être de nos jours la notation officielle de la Fédération internationale des échecs.

lundi 30 mars 2015

le pion

C'est la pièce la moins mobile du jeu et pour cette raison la moins forte ; cependant, depuis Philidor, chaque joueur sait que « le pion est l'âme du jeu d'échecs ». Malgré sa force réduite, l'importance du pion est déterminante et une différence d'un seul pion suffit souvent pour faire pencher la balance. Les ouvertures sont classées en fonction du déplacement initial d'un pion et certaines sont directement déterminées par le sacrifice d'un pion que consent l'un ou l'autre camp dans la phase initiale de la partie (gambit). En milieu de jeu, les pions déterminent l'ossature de la position d'un joueur : la structure de pions. En finale, les pions se livrent souvent à une course à la promotion : le plus rapide remporte souvent la victoire.
Dans les articles à la suite du présent article, le lecteur trouvera des précisions sur les différentes situation du pion (pion seul et structures de pions)